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MedyaNews

[:es]Alemania | Zapatistas se reúnen con mujeres kurdas[:]

[:es]Mujeres kurdas y mujeres del movimiento zapatista se declaran hermanas del alma en su lucha por la libertad

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Radio Zapatista

[:es]La longue histoire de violence paramilitaire et d’impunité de l’ORCAO[:]

[:es]15 septembre 2021

Samedi dernier, le 11 septembre 2021, comme le dénonce le Réseau Ajmaq, deux membres du Conseil de bon gouvernement « Patria Nueva », du Caracol 10 (Ocosingo), ont été séquestrés par l’Organisation régionale des caféiculteurs d’Ocosingo (ORCAO). À ce jour, les autorités zapatistes, José Antonio Sánchez Juárez et Sebastián Núñez Pérez, sont portés disparus. Du Collectif Radio zapatiste, nous lançons un appel à la solidarité nationale et internationale pour exiger leur libération immédiate.

L’ORCAO, dénoncée de manière répétée par les Conseil de bon gouvernement comme étant une organisation paramilitaire, agresse les communautés zapatistes depuis plus de 20 ans avec une violence croissante et en totale impunité.

L’ORCAO a été fondée en 1988 par 12 communautés de la municipalité d’Ocosingo, au Chiapas, comme une organisation de lutte légitime qui revendiquait de meilleurs prix pour le café et une solution aux conditions rudimentaires de l’agriculture. En peu de temps, de nombreuses communautés supplémentaires l’ont rejointe. Pendant des années, l’ORCAO a entretenu des liens avec le zapatisme. Pourtant, ces derniers ont été rompus quand, à la fin des années 90, l’organisation, comme tant d’autres, a cédé à la tentation de négocier des aides gouvernementales et des postes publics en échanges de faveurs.

La rupture s’est agravée avec l’arrivée de Pablo Salazar au poste de gouverneur du Chiapas en 2000. L’ORCAO a alors abandonné la lutte et s’est alliée avec le gouvernement, rompant avec l’EZLN pour avoir accès à l’argent public.

À partir de ce moment, les agressions sont devenues de plus en plus fréquentes et violentes.

Nous faisons ici un résumé de ce qui a marqué la trajectoire de violence de cette organisation depuis cette époque.

En juin 2002, environ 70 membres de l’ORCAO ont attaqué avec des pierres, des gourdins, des fusils, des chaînes et des machettes des bases d’appui zapatistes à Nuevo Poblado Javier López, municipialité autonome de Francisco Gómez, avec la complicité et le soutien de la police.

En juin 2002, des membres de l’ORCAO de Sibacá ont détruit deux hectares de culture de la municipalité autonome Primero de Enero, en plus de démolir des clôtures à Pomalá, de menacer les habitants de López-Chamizal, d’expulser des zapatistes de Ucumiljá y Ja’ten’chib (Ocosingo) et de les forcer à quitter leurs maisons à coups de feu à San Pedro Buena Vista (Sitalá), les dépouillant ainsi de 30 hectares de terres et leur volant leurs maisons et leurs biens.

En janvier 2009, alors que l’EZLN célébrait le Festival de la digne rage à San Cristóbal de Las Casas, des membres de l’ORCAO ont attaqué et essayé de prendre à des bases d’appui zapatistes, un terrain de 500 hectares à Bosque Bonito, municipalité autonome Che Guevara. Peu après, 220 personnes de l’ORCAO, à bord de 19 camions et camionnettes, ont essayé de pénétrer de force dans le caracol de Morelia. A peu près aux mêmes dates, l’ORCAO a aussi bloqué aussi le passage à des zapatistes qui transportaient du bois pour la construction de nouveaux espaces pour l’école autonome de Primero de Enero.

En avril de la même année, pendant que la police de secteur et le groupe paramilitaire OPDDIC attaquaient et harcelaient les zapatistes autour des cascades d’Agua Azul, des membres de l’ORCAO menaçaient de mort les zapatistes, essayaient de brûler le magasin collectif du carrefour de Cuxuljá (acte effectué en août 2020) et incendiaient 60 hectares.

A la fin de cette année, les Conseils de bon gouvernement de La Garrucha et de Morelia ont dénoncé le fait que l’ORCAO avait organisé un groupe pour se rendre maître du marché paysan d’Ocosingo, en expulsant les zapatistes.

En juillet 2011, des membres de l’ORCAO ont envahi des terres récupérées par l’EZLN dans la localité d’El Paraíso, et ce, après diverses attaques antérieures, entre mars et juin 2011, au cours desquelles ils ont détruit 4500 plants de café, un demi-hectare de canne à sucre et un demi-hectare de maïs, en plus d’avoir volé du bétail, du fil de fer, et d’avoir coupé du bois. En juin de cette même année, des membres de la ORCAO ont séquestré et torturé deux zapatistes à Ocosingo.

En août 2011, des paramilitaires de l’ORCAO ont détruit une maison destinée aux observateurs dans la communauté de l’Ejido Patria Nueva, qui appartenait alors au caracol de Morelia. Ce même mois, 12 groupes armés de la ORCAO ont agressé des bases d’appui zapatistes avec des armes à feu, des pierres et des bâtons.

En mai 2012, la JBG de Morelia a dénoncé des confiscations de terres par l’ORCAO dans les municipalités autonomes du 17 Novembre et de Lucio Cabañas. En août de la même année, l’ORCAO a réalisé plusieurs attaques armées contre des bases d’appui zapatistes, selon la JBG de Morelia.

En juillet et en août 2014, des membres de l’ORCAO ont mené une série d’attaques et ont expulsé des bases d’appui zapatistes de la municipalité autonome de San Manuel, caracol de La Garrucha, juste avant que ne se réalise le partage entre peuples originels du pays au caracol de la Realidad, en août de cette année. (voir Action urgente du Frayba.)

Le 23 février 2020, des membres du Congrès national indigène (CNI) des communautés de San Antonio Bulujib y Guaquitepec, de la municipalité de Chilón, y compris deux bébés, ont été frappés et séquestrés par des membres de l’ORCAO et du groupe paramilitaire Los Chinchulines, ainsi que des membres du parti MORENA, en représailles pour avoir participé aux Journées en défense du territoire et de la Terre Mère ” Nous sommes tous et toutes Samir” (voir dénonciation du CNI).

Le 22 août 2020, des membres de l’ORCAO ont saccagé et incendié deux entrepôts de maïs et de café appartenant à des bases d’appui zapatistes, au carrefour de Cuxuljá, entre Oxchuc y Ocosingo, dans la municipalité autonome de Lucio Cabañas, ce qui a déchenché une forte condamnation nationale et internationale.

(Voir le rapport de la Caravane solidaire des communautés zapatistes de Moisés Gandhi et de Nuevo San Gregorio. Voir aussi ce reportage de Avispa Mídia et cet autre en Pie de Página).

Le 8 novembre de cette même année, l’ORCAO a séquestré et torturé le base d’appui zapatiste Félix López Hernández, libéré grâce à la pression nationale et internationale quelques jours plus tard. Dans la même dénonciation, la JBG de Patria Nueva affirme que l’ORCAO a reçu des aides du gouvernement pour construire une école, mais qu’elle les a utilisées pour acheter des armes de gros calibre, avec la probable complicité du gouvernement de la 4T.

En janvier 2021, le Centre de droits humains Fray Bartolomé de Las Casas rapportait de nouvelles agressions armées de l’ORCAO à l’encontre de la communauté Moisés Gandhi. En avril de cette même année, alors qu’ils se rendaient à une réunion à Palenque, deux membres de ce Centre de droits humains ont été séquestrés dans le village de San Felipe, habité en majorité par des membres de l’ORCAO, ce qui fait que tout indique que c’était un acte en représailles du travail de documentation du Centre de ce Centre.

Ce n’est pas un hasard que la séquestration des deux membres du Conseil de bon gouvernement du Caracol 10 Patria Nueva se fasse dans le contexte de la Traversée pour la Vie, juste au moment où la délégation aérienne zapatiste arrive à Vienne pour commencer une série de réunions avec des collectifs et des organisations de gauche sur le territoire européen. Face à la lutte pour la vie, la violence paramilitaire impunie est incitée par le gouvernement de la soi-disant Quatrième Transformation.

Nous nous joignons à l’exigeance de la libération immédiate de José Antonio Sánchez Juárez et de Sebastián Núñez Pérez, et de la fin des agressions et de l’impunité dont jouit l’Organisation régionale des caféiculteurs d’Ocosingo (ORCAO).[:]

radio
Enlace Zapatista

[:es]HAY UNA MUJER. Contra la destrucción de la Naturaleza. Austria, Viena[:en]THERE IS A WOMAN. Against the destruction of nature. Vienna, Austria[:]

[:es]

PALABRAS DE LAS COMUNIDADES ZAPATISTAS EN OCASIÓN DE LA MARCHA CONTRA LA DESTRUCCIÓN DE LA NATURALEZA.
En Viena, Austria.  En voz de la compañera Libertad, el día 24 de septiembre del 2021.

Buenas tardes.

Ésta es nuestra pequeña palabra en una pequeña historia:

Hay una mujer.

No importa el color de su piel, porque tiene todos los colores.

No importa su idioma, porque escucha todas las lenguas.

No importa su raza y su cultura, porque en ella habitan todos los modos.

No importa su tamaño, porque es grande y sin embargo cabe en una mano.

Todos los días y a todas horas esa mujer es violentada, golpeada, herida, violada, burlada, despreciada.

Un macho ejerce sobre ella su poder. 

Todos los días y a todas horas, ella viene a nosotras, nosotros, nosotroas.

Nos muestra sus heridas, sus dolores, sus penas.

Y sólo le damos palabras de consuelo, de lástima. 

O la ignoramos.

Tal vez como limosna le damos algo para que cure sus heridas.

Pero el macho sigue su violencia.

Nosotras y ustedes sabemos en qué terminará eso.

Ella será asesinada y con su muerte morirá todo.

Podemos seguir dándole sólo palabras de aliento y medicinas para sus males.

O podemos decirle la verdad: la única medicina que puede curarla y sanarla por completo, es que enfrente y destruya a quien la violenta.

Y podemos también, y en consecuencia, unirnos a ella y pelear a su lado.

A esa mujer nosotros los pueblos zapatistas la llamamos: “madre tierra”.

Al macho que la oprime y la humilla, pónganle el nombre, el rostro y la figura que ustedes quieran.

Nosotros los pueblos zapatistas llamamos a ese macho asesino con un nombre: capitalismo.

Y hemos llegado hasta estas geografías para preguntar, para preguntarles.

¿Vamos a seguir pensando que con pomadas y calmantes se solucionan los golpes de hoy, aunque sabemos que mañana será más grande y profunda la herida?

¿O vamos a pelear junto con ella?

Nosotras las comunidades zapatistas hemos decidido luchar junto a ella, por ella y para ella.

Es todo lo que podemos decirles.

Muchas gracias por escucharnos.
Viena, Austria, Europa, Planeta Tierra.
24 de septiembre del 2021.

[:en]

WORDS OF THE ZAPATISTA COMMUNITIES AT THE MARCH AGAINST THE DESTRUCTION OF NATURE
Vienna, Austria. In the voice of compañera Libertad, September 24, 2021.

Good afternoon.

These are our brief words in the form of a short story:

There is a woman.

The color of her skin does not matter, because she has all colors.

Her language does not matter, because she understands all languages.

Neither her race nor her culture matter, because all ways of being live in her.

Her size does not matter, because she is huge and nevertheless fits in one hand.

Every day and at all moments that woman is assaulted, beaten, wounded, raped, mocked and despised.

A male exerts his power over her.

Every day and every hour, she comes to us [nosotras, nosotros, nosotroas].

She shows us her wounds, her pain, her grief.

And we only give her words of consolation and pity.

Or we ignore her.

Perhaps as alms we give her something with which to treat her wounds.

But the man continues his violence.

We all know how this ends.

She will be murdered and with her death everything will die.

We can continue to give her only words of encouragement and medicine for her wounds.

Or we can tell her the truth: the only medicine that can cure her and heal her completely is for her to confront and destroy the one who is hurting her.

Knowing this, we too can unite with her and fight by her side.

We Zapatistas call that woman, “Mother Earth.”

As for the man who oppresses and humiliates her, give him whatever name, face, or shape you want.

We, the Zapatista peoples, call that murderous man capitalism.

And we have arrived at these geographies to ask, to ask of you:

Are we going to go on thinking that we can treat today’s blows with salve and painkillers, even though we know the wound will be bigger and deeper tomorrow?

Or are we going to fight alongside her?

We the Zapatista communities have decided to fight together with her and for her.

That is all we can say.

Thank you for listening to us.
Vienna, Austria, Europe, Planet Earth.
September 24, 2021.

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radio
Regeneraciòn Radio

[:es]Lo que el zapatismo cosechó[:]

[:es]Por Sandra Suaste y Luis Suaste
Ciudad de México, 24 de septiembre.

Entre la gente se escuchan algunos murmullos anecdóticos sobre el zapatismo. Dentro de esta manifestación de centenares de personas surgen muchas respuestas. Aunque nadie hizo ninguna pregunta específica, pero las historias de vida suenan, como un murmullo alterno al mitin frente a la Secretaría de Gobernación. En colectivo, las voces bajitas dan respuesta a esto: ¿Qué significa estar ahí?

Todas las personas llevan en su memoria algún acontecimiento: el levantamiento armado de 1994; las caravanas de ayuda humanitaria de 1998; la marcha de los 1111 zapatistas; la marcha del color de la tierra; La otra campaña, el festival de La digna rabia, el estruendoso silencio de 2012 con la marcha en San Cristóbal de las Casas, Chiapas; la Escuelita Zapatista, los festivales de ConCiencia y CompArte; el Encuentro de mujeres y ahora, la Gira en Europa.

¿Y tú cuál llevas en tu corazón? Es algo que -si eres simpatizante- seguramente ya te respondiste.

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radio
Colectivo Grieta

[:es]Acciones dislocadas para exigir el alto a la guerra paramilitar en diversas ciudades del país[:]

[:es]Colectivo Grieta

Ayer, 24 de septiembre del 2021, colectivos, organizaciones e individuos de abajo y a la izquierda salieron a las calles a exigir se detenga la guerra paramilitar en contra de las comunidades zapatistas.

En un comunicado del 19 de septiembre, a nombre del CCRI-CG del EZLN, el Subcomandante Insurgente Galeano informó del secuestro de dos compañeros autoridades autónomas de la Junta de Buen Gobierno Patria Nueva, a manos de la organización paramilitar ORCAO, que actúa bajo la protección del desgobierno de Rutilio Escandón. Después de 8 días de secuestro, los compañeros Sebastián Núñez Pérez y Jose Antonio Sánchez Juárez fueron liberados gracias a la intervención de los párrocos de San Cristóbal de las Casas y Oxchuc, quienes evitaron que el conflicto escalara hasta llegar a una tragedia, según informó el Subcomandante Galeano en dicho comunicado. El grupo paramilitar también dispara armas de fuego todas las noches en contra de la comunidad Moisés y Gandhi.

En respuesta al llamado realizado hacia el final del comunicado para manifestarse en embajadas, consulados y en las casas del gobierno de Chiapas, diversas organizaciones, colectivos e individuos se movilizaron para repudiar los ataques paramilitares de la ORCAO y exigir que se abandone el culto a la muerte que profesan el gobierno, sus funcionarios y criminales a sueldo.

Morelia, Michoacán.

En punto de las 11 am colectivos simpatizantes al  Ejercicio Zapatista de Liberación Nacional y los pueblos zapatistas en lucha, se manifestaron en contra de la guerra paramilitar hacia las  comunidades zapatistas en Chiapas.

Miembros de la Red de Rebeldía y Resistencia de Morelia,  realizaron una manifestación frente a palacio de gobierno del estado de Michoacán con carteles y mantas  para manifestar su solidaridad con las comunidades zapatistas, y su repudio a las agresiones del grupo paramilitar ORCAO.

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Radio Zapatista

Acción global de apoyo al EZLN en la CDMX.

[:es]El pasado 19 de septiembre, el Comité Clandestino Revolucionario Indígena-Comandancia General del EZLN denunció el secuestro de 2 miembros de la Junta de Buen Gobierno Patria Nueva, por parte de miembros de la ORCAO, una organización paramilitar al servicio del Estado. Ésta fue la más reciente agresión, sin embargo, no ha sido la única, pues desde hace más de 20 años, la ORCAO ha perpetrado distintos ataques en contra de las comunidades zapatistas. Ante la complicidad y omisión del gobierno estatal y federal, el EZLN hizo un llamado a la Sexta nacional e internacional a manifestarse en las distintas latidudes para exigir, una vez más, ¡alto a la guerra en Chiapas!

El llamado del EZLN a la movilización tuvo respuesta en más de 40 ciudades alrededor del mundo. En la Ciudad de México, diversos colectivos, organizaciones, redes de resistencia y rebeldía, adherentes a la Sexta Declaración y padres y madres de Ayotzinapa, marcharon sobre Av. Reforma y realizaron un mitin en las oficinas de la Secretaria de Gobernación (SEGOB).

Registro fotográfico:

 

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Nodo de Derechos Humanos

[:es]HOY DECIMOS ¡BASTA! A LA GUERRA VS EL #EZLN Twittazo contra la guerra y el olvido en #Chiapas[:]

[:es]HOY DECIMOS ¡BASTA! A LA GUERRA VS EL #EZLN
Twittazo contra la guerra y el olvido en #Chiapas

Compas de ésta complicada y dolorosa América Latina. En #México mientras celebran la #CELAC, en #Chiapas crece la guerra. Éste 24-S durante 5 min envíen un twitt x minuto a la embajada de México en su país. Mientras los poderosos se reúnen, Nosotroas entrelazamos resistencias

HOY DECIMOS ¡BASTA! A LA GUERRA VS EL #EZLN

#ApoyoTotalEZLN
#ChiapasSinParamilitares

Propuestas de Twitts (agregando al inicio la dirección de la Embajada de México de su país, abajo están las direcciones de Twitter de cada embajada):

1. _______ @RutilioEscandon @lopezobrador_ @m_ebrard HOY DECIMOS ¡BASTA! A LA GUERRA VS EL #EZLN https://t.co/bscuunqnAZ?amp=1 #ApoyoTotalEZLN #ChiapasSinParamilitares

2. _______ @RutilioEscandon @lopezobrador_ @m_ebrard Alto a la impunidad paramilitar en #Chiapas y a la complicidad del Estado https://t.co/bscuunqnAZ?amp=1 #ApoyoTotalEZLN #ChiapasSinParamilitares

3. _______ @RutilioEscandon @lopezobrador_ @m_ebrard SI AGREDEN A L@S #ZAPATISTAS AGREDEN A MILES DE MOVIMIENTOS DE MÉXICO Y DEL MUNDO https://t.co/bscuunqnAZ?amp=1 #ApoyoTotalEZLN #ChiapasSinParamilitares

4._______ @RutilioEscandon @lopezobrador_ @m_ebrard EL RESPETO A LOS DERECHOS INDÍGENAS NO PUEDE SER OTRA PIEZA RETÓRICA Basta de impunidad y encubrimiento a los paramilitares https://t.co/bscuunqnAZ?amp=1 #ApoyoTotalEZLN #ChiapasSinParamilitares

5. _______ @RutilioEscandon @lopezobrador_ @m_ebrard ALTO AL ENCUBRIMIENTO DE CRÍMENES DE PODER Y DE PARAMILITARES https://t.co/bscuunqnAZ?amp=1 #ApoyoTotalEZLN #ChiapasSinParamilitares

Embajadas de México en los países de la #CELAC:

Antigua y Barbuda
@EmbamexSL

Argentina
@EmbaMexAr

Bahamas
@EmbaMexJam

Barbados
@EmbaMexTT

Belice
@EmbaMexBee

Bolivia
@EmbaMexBol

Brasil
@EmbaMexBra

Chile
@EmbaMexChi

Colombia
@EmbaMexCol

Costa Rica
@EmbaMexCri

Cuba
@EmbaMexCuba

Dominica
@EmbamexSL

Ecuador
@EmbaMexEcu

El Salvador
@embamexesa

Granada
@EmbamexSL

Guatemala
@EmbaMexGua

Guyana
@EmbamexGuyana

Haití
@EmbamexHaiti

Honduras
@EmbaMexHonduras

Jamaica
@EmbaMexJam

México

Nicaragua
@EmbaMexNic

Panamá
@EmbaMexPan

Paraguay
@EmbaMexPay

Perú
@EmbaMexPer

República Dominicana
@EmbamexREPDOM

San Cristóbal y Nieves
@EmbamexSL

Santa Lucía
@EmbamexSL

San Vicente y las Granadinas
@EmbamexSL

Surinam
@EmbaMexTT

Trinidad y Tobago
@EmbaMexTT

Uruguay
@EmbaMexUru

Venezuela
@EmbamexVen

Nodo de Derechos Humanos (https://nodho.net/uncategorized/hoy-decimos-basta-a-la-guerra-vs-el-ezln/)
HOY DECIMOS ¡BASTA! A LA GUERRA VS EL #EZLN, Nodo de Derechos Humanos
Twittazo contra la guerra y el olvido en #Chiapas Compas de ésta complicada y dolorosa América Latina.[:]

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Organización Vineketik en Resistencia

[:es]Comunicado de nuestro compañero Marcelino Ruiz preso en lucha exigiendo el cese de los hostigamientocontra lxs zapatistas y solidarizandoce con ellxs[:]

[:es]

CERSS No 10
Comitán, Chiapas, Mexico.

Comunicado de presxs indígenas en lucha

Organización Vineketik en Resistencia, adherente a la Sexta Declaración de la Selva Lacandona del EZLN

Al Ejercito Zapatista de Liberación Nacional.
A la Sociedad Civil nacional e internacional.
Al Congreso Nacional Indígena.
Al Consejo Indígena de Gobierno.
A los medios de comunicación.
Al Pueblo Creyente.
Al pueblo de México y del mundo.

La organización Vineketik en Resistencia repudiamos el acto criminal del secuestro de los dos compañeros zapatistas, ya liberados. Le exigimos al gobierno que cese los hostigamientos a los pueblos autónomos, a los indígenas y campesinos.
Ya que el gobierno corrupto a implementado una serie de estrategias como el secuestro, las desapariciones forzadas, los encarcelamientos con delitos prefabricados, acciones de contrainsurgencia en contra de los pueblos autónomos para intimidar a los pueblos que luchan y resisten al gobierno y sus sistema corrupto.

Al mismo tiempo expresamos nuestra solidaridad a nuestrxs compañrxs zapatistas y decirles que juntxs seguiremos tejiendo rebeldía para construir un mundo con justicia y libertad con conciencia.

Desde mi lugar de lucha y resistencia les envío un saludo combativo.

¡Samir vive!

¡Simon Pedro vive!

¡Justicia para Ayotzinapa!

¡Viva el EZLN!

Atentamente

Marcelino Ruiz Gómez

Organización Vineketik en Resistencia

Puede ser arte de 2 personas

[:]

radio
Colectivos, organizaciones e individuos

[:es]Individuos y organizaciones alrededor del mundo manifiestan solidaridad con Chiapas[:en]Individuals and organizations around the world in solidarity with Chiapas[:]

[:es]

POR LA VIDA

A LOS GOBIERNOS DE MÉXICO
A LOS PUEBLOS DE MÉXICO Y DEL MUNDO
A TODAS LAS PERSONAS DISPUESTAS A VIVIR, ES DECIR, A LUCHAR

Las recientes agresiones a autoridades zapatistas son la culminación de una escalada de ataques y provocaciones contra comunidades – zapatistas y no zapatistas – de Chiapas por manos paramilitares cuyo carácter todo mundo conoce: los malos gobiernos buscan la rendición de quienes resisten el despojo que promueven, o peor aún, quieren provocar una trágica confrontación violenta que sería pretexto para una gran represión, a fin de remover obstáculos de su camino destructor, que arrasa por igual la Madre Tierra y el tejido social.

¡No lo permitiremos!

Deben saber esos malos gobiernos, igual que sus personeros o lacayos, que no sólo enfrentan la bien organizada fuerza de los pueblos zapatistas, claramente decididxs a ejercer su legítimo derecho a la autodefensa. Han puesto a prueba todos los medios pacíficos de acuerdo y conciliación y sólo han encontrado indiferencia e irresponsabilidad. Se agota ya su paciencia. Junto a ellos, junto a las comunidades y los pueblos zapatistas, junto a los cientos de comunidades agredidas por el actual régimen, estamos decididxs a frenar este impulso criminal que no parece tener otra salida que la violencia.

Demostraremos este día 24 que estamos decididxs a reaccionar. En silencio o a gritos, en calles y plazas, ante las embajadas o los edificios públicos, en espacios de trabajo, en donde quiera que estemos y por todos los medios a nuestro alcance, mostraremos nuestra resistencia solidaria a los atropellos absolutamente ilegales que se realizan con la abierta complicidad de quienes tienen la obligación legal y política de impedirlos.

No nos engaña la máscara paramilitar. Es el Estado. No aceptaremos su culto a la muerte. Saldremos este viernes 24 a defender la vida.

Si deseas adherirte a este llamado, envía un correo con tu nombre y los datos que desees compartir a contactounitierra@gmail.com

Firman:

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radio
Camino Al Andar

[:es]Una crónica extemporánea[:en]An Extemporaneous Chronicle: Part One[:]

[:es]Publicado en Camino al Andar
19 de septiembre de 2021
Por Raúl Romero
Fotos: Francisco Lion

Miércoles 8 de septiembre. Los parques eólicos y complejos de PEMEX nos indican que debemos ir más rápido. No queremos que la noche nos caiga en ese tramo de la carretera del estado de Veracruz. En otros viajes hemos sido testigos de la violencia criminal y estatal que se vive en esa zona. Al anochecer, en este tramo carretero, las líneas de autobuses comerciales deciden esperar a otras unidades y viajar en caravana para apoyarse. La memoria se activa: “si nos avientan una piedra al cristal no te pares”, le digo a mi compañero que conduce la camioneta en que viajamos. Él me contesta: “luego no es tan fácil, depende de los daños”. Ambos sabemos que esa es una de las prácticas que usan algunos grupos criminales para obligarte a frenar, para luego robarte y/o secuestrarte. Son las cosas que en México hemos aprendido para poder viajar de forma más “segura”.

Termino de mandar el mensaje acordado, a la hora acordada, al grupo que nos monitorea en la Ciudad de México. Levanto la mirada y en la carretera camina un grupo de unas diez personas afrodescendientes. Viajan con muy pocas pertenencias y botellas de agua. Son parte de las caravanas migrantes que atraviesan México para llegar a Estados Unidos. La escena se vuelve común. Intento llevar la cuenta, pero son tantos los grupos que vemos en el camino que me he olvidado de cuantos llevamos.

Llegamos a nuestro destino, San Cristóbal de las Casas, Chiapas, a las 20:30 horas. Un par de compañeras nos esperan. Tenemos una conversación breve para ponernos al día. Los abrazos serán para otro momento: los cubrebocas, el gel y el desinfectante en aerosol acompañan nuestro encuentro. Luego a descansar. Hemos viajado más de 13 horas en carretera. Mi compañero y compañera de viaje nos distribuimos en el espacio que solidariamente nos han prestado para pasar esas dos noches. En la madrugada alcanzo a escuchar notificaciones de mensajes en el celular. Lo escucho a la distancia y entre sueños.

Al día siguiente al despertar reviso el teléfono. “No salgan, hay enfrentamientos en el pueblo”. “¿Cómo están? No se acerquen al norte de Jovel”. Son algunos de los mensajes que leo. De acuerdo con el Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de las Casas, esa noche hubo enfrentamientos entre grupos criminales en la zona norte de la ciudad de San Cristóbal de Las Casas, cerca de la comunidad conocida como Molino los Arcos. La situación es grave: personas asesinadas, casas quemadas, terror. En Chiapas esta escena también se ha vuelto común: los grupos paramilitares y del crimen organizado realizan constantes ataques contra las poblaciones rurales y urbanas. Los gobiernos municipales y el gobierno estatal no parecen estar preocupados en que esta situación cese, todo lo contrario, garantizan impunidad y libre movilidad a dichos grupos. Las intervenciones del gobierno federal también son insuficientes, o complacientes según se le quiera ver, con la situación de terror. Chiapas es un polvorín. A su gobernador, Rutilio Escandón, “lo mantienen en el gobierno con alfileres” y gracias a los acuerdos de otros grupos de poder.

El jueves 9 todo son preparativos y reuniones informales con compañeros y compañeras de otras organizaciones. Por la mañana nos trasladamos al Centro de Resistencia Autónoma y Rebeldía Zapatista Caracol Jacinto Canek, un caracol zapatista en pleno San Cristóbal de las Casas. Nos anotamos en una lista y avisamos que acompañaremos la caravana. Al día siguiente La Extemporánea, la delegación aerotransportada zapatista partirá rumbo a la Ciudad de México, donde permanecerá algunos días para luego volar hacia Viena, Austria. Afuera del Caracol permanecen personas solidarias, cineastas, periodistas independientes. Compartimos información y consejos para el viaje.

 

Por la tarde del mismo jueves asistimos a un seminario de algunos colectivos de la región. El tema que predomina las intervenciones son los ataques ocurridos en la madrugada. Se habla del crimen organizado, de corrupción, de despojo, de resistencias, de la lucha por la vida, del papel de las mujeres, de cuál es el objetivo de la intensificación de la guerra en Chiapas, de la situación de terror. Hay miedo e incertidumbre. Un hombre mayor toma la palabra, hace un mapeo de los vínculos entre gobiernos locales y crimen organizado. Concluye: “hay que pedirles a nuestros aliados en la Ciudad de México que nos ayuden a comunicar lo que está pasando en Chiapas. Si nosotros lo escribimos nos matan”.

La noche vuelve a caernos y otra vez debemos apresurarnos. Nos distribuimos las tareas: comprar comida, agua, poner gasolina al auto. Mi compañero y compañera de viaje van juntos, yo me voy caminando por el centro de San Cristóbal. Me ajusto el cubrebocas, voy esquivando turistas y alejándome de dónde veo mayor concentración de personas. Parece que para los cientos de visitantes la pandemia ha terminado: van sin cubrebocas, ni sana distancia, ni ninguna otra medida. Me encuentro con tres compañeras que viven en el pueblo, amigas de muchos años. Nos buscamos una esquina y nos ponemos al día rápidamente. Entre bromas les digo: “aquí la pandemia ya terminó, ¿verdad?”. Su respuesta se parece a la que he leído en la prensa o he escuchado de otras personas: “Aquí las medidas sanitarias son un desastre. Escucha lo que dicen las trabajadoras de la salud… En las protestas contra AMLO de hace unas semanas no sólo estaban los compas de la CNTE, también estaban mujeres y hombres médicos y enfermeros. En las comunidades murió mucha gente que no anotaron en las estadísticas COVID”.

El viernes 10 de septiembre muy temprano, a las 6:00 am, llegamos nuevamente al Caracol Jacinto Canek. La Extemporánea ya ha abordado los cuatro camiones en los que se trasladará a la Ciudad de México. También van en los camiones el Comando Palomitas, el grupo de niños y niñas que tienen una misión especial en el viaje: jugar. Igualmente va Después de los 17. (La Sección Miliciana Ixchel-Ramona). En total suman 177 las personas que integran La Extemporánea. Al frente de toda la delegación va el vocero del EZLN, el Subcomandante Insurgente Moisés, quien también es el coordinador de La Travesía por la Vida – Capitulo Europa.

 
La Extemporánea es la segunda delegación zapatista que este año viajará a Europa. Apenas en mayo pasado, el Escuadrón 421, la delegación marítima zapatista, compuesta por Lupita, Carolina, Ximena, Yuli, Bernal, Felipe y Marijose, partió en el barco La Montaña rumbo a Europa. Luego de varias semanas en altamar, en junio del 2021, el Escuadrón 421 llegó a su destino al cual renombró como SLUMIL K´AJXEMK´OP, que quiere decir “Tierra Insumisa”, o “Tierra que no se resigna, que no desmaya”. En su estancia en la Europa Insumisa, el Escuadrón 421 se reunió con diferentes organizaciones. También encabezó la histórica movilización del 13 de agosto de 2021 en Madrid bajo la consigna: No nos conquistaron.

La caravana de camiones y automóviles se forma y comienza a tomar rumbo. Un cineasta corre a la par de nosotros con su cámara en mano. De la camioneta que va enfrente de nosotros medio cuerpo de otro documentalista sale por la ventana: cámara en mano va haciendo graciosas contorsiones para tener mejores tomas. Ambos quieren registrar este momento histórico.

Varios autos se desprenden de la caravana antes de salir de San Cristóbal de las Casas. A partir de ahí seremos cuatro camiones, cinco camionetas y un auto los que haremos el recorrido. Ya nos identificamos y sabemos quién debe ir en qué lugar. En Tuxtla Gutiérrez notamos que una patrulla de la policía local nos sigue. Nos van tomando fotos. Aceleran y se meten entre los autos de la caravana. La misma escena se repetirá en Tabasco, Veracruz, Puebla y Estado de México: patrullas de policías estatales rebasando, tomando fotos, cerrando camino.

Algo similar pasa con las patrullas de la Guardia Nacional y del Instituto Nacional de Migración. Estos dos agrupamientos nos paran en al menos tres ocasiones. El trato es frío, casi agresivo. En una de las paradas la situación se tensa más que en las anteriores. Migración y Guardia Nacional nos paran al mismo tiempo. Quieren que los y las compas bajen de los camiones. Los observadores de derechos humanos que nos acompañan argumentan el derecho al libre tránsito. Migración insiste. Todas las personas que acompañamos la caravana rodeamos a los agentes. Algunos encendemos las cámaras del celular y comenzamos a grabar. Un compañero comienza a transmitir en vivo vía Facebook. Los agentes se ven sorprendidos, no esperan ese tipo de reacciones. Nos dejan ir. Volvemos a la carretera.

En dos ocasiones distintas paramos para tomar alimentos. La delegación zapatista va bien preparada: plátanos, aguas, tortas. Se organizan para distribuir. Todos y todas llevan siempre cubrebocas y caretas.

 
 

16 horas después de haber salido del Caracol Jacinto Canek llegamos a nuestro destino: Carmona y Valle no. 32, en la Ciudad de México. El local luce los murales y listones que una brigada de artistas realizó unas semanas antes. A la recepción han acudido otros y otras simpatizantes zapatistas. Destaca el numeroso contingente de la Comunidad Otomí residente en la Ciudad de México. La llegada es, al igual que la salida, rápida y ordenada. La Extemporánea ha llegado con bien a su primer destino. Es hora de descansar.

 
Sábado 11 de septiembre. La Extemporánea tiene en su itinerario la realización de pruebas PCR, uno de los requisitos para poder viajar. Además, todos los mayores de edad viajan vacunados y con sus comprobantes. Igualmente, todos y todas tienen pasaportes, luego de más de 6 meses de trámites y denuncias. Como lo informaron los zapatistas, para obtener sus pasaportes, diferentes integrantes de la delegación aerotransportada fueron víctimas de violencias racistas, xenófobas y patriarcales por parte de funcionarios de la Secretaría de Relaciones Exteriores.

Por la tarde sólo una pequeña delegación acudirá al aeropuerto a recibir al Escuadrón 421 que vuelve a México. El resto de los integrantes prepara sus documentos.

El domingo 12 de septiembre los preparativos continúan. El Escuadrón 421 mantiene charlas rápidas con sus compañeros y compañeras de La Extemporánea, les dan consejos para el viaje. El Escuadrón 421 funcionó como una especie de avanzada y ahora empiezan a contar lo que vivieron.

El lunes 13 de septiembre, a las 6:30 am, nuevamente un primer grupo de los y las zapatistas tienen que trasladarse, esta vez rumbo al aeropuerto de la Ciudad de México, para subir el avión que les llevará a Viena. Abordan ordenadamente las camionetas que les esperan. Viajan muy ligeros para los más de dos meses y medio que estarán en la Europa Insumisa. Todos y todas viajan con sus folders, en los que llevan todos los requisitos para viajar. Uno de ellos trae una carpeta de plástico que deja entrever su Pasaporte Zapatista, la libreta en la que realizara sus anotaciones. Los y las niñas traen unas pequeñas cámaras fotográficas que han aprendido a usar rápidamente. Nuevamente todos y todas traen cubrebocas, caretas y pequeños botes con gel desinfectante.

 
 

La llegada al aeropuerto causa asombro para turistas y personal que ahí labora. La policía empieza a movilizarse. Un policía comienza a preguntar a los mestizos que acompañamos quién viene a cargo. Nunca se dirige a los y las indígenas zapatistas.

 

Muchos de los y las compas vienen con sus vestidos tradicionales. Son más de cien personas que se mueven en grupo. También está ahí un contingente que viene a despedir a La Extemporánea. Traen mantas, gritan consignas, hacen transmisiones en vivo o toman fotos. Imposible pasar desapercibidos. Mucha gente mira con sorpresa, otras con evidente desprecio. Un hombre pasa exclamando: “no puede ser, no puede ser”.

Los y las zapatistas se forman. Preparan sus papeles para pasar a documentar equipaje y obtener su pase de abordar. Una mujer quiere saltarse la fila. Protesta con la gente que le atiende en el mostrador. No le incomoda hacer fila, le incomoda ir detrás de los y las indígenas. Un empleado de la aerolínea pasa preguntando quién va en primera clase. Se dirige a todas las personas que encuentra cerca del mostrador, excepto a los y las zapatistas.

 

Comienzan a pasar los y las compas. Todos y todas van preparados con todos los papeles que necesitan. No sucede lo mismo con algunos de los viajeros: no se enteraron de que debían llevar comprobante de vacunación o PCR impresa. Perderán el vuelo.

 

Más de dos horas después del arribo al aeropuerto, La Extemporánea logra pasar el primer filtro. Se forman para la revisión. Les han abierto una puerta para que pasen todos y todas. Los funcionarios aeroportuarios por fin parecen entender que atenderles en grupo y no de manera individual será más operativo. No son privilegios, sólo sentido común, a veces el más difícil de los sentidos. Al frente del contingente siempre va el Subcomandante Insurgente Moisés. Es difícil reconocerlo: no trae pasamontañas ni el sombrero que lo distingue. Además, viene vestido muy formal. Pero su mirada arriba del cubrebocas y detrás de la careta ayudan a identificarlo. El respeto que todos y todas le guardan también lo delata.

El guardia que les recibe les pide a quienes van enfrente que lleven siempre pasaporte y pase de abordar a la mano. Una mujer levanta el brazo con su pasaporte y pase de abordar y grita pasaportes, de inmediato todos y todas comienzan a levantar sus brazos con los mismos documentos. El gesto es sencillo, pero dice mucho: han vencido, por esta ocasión, el racismo de Estado que les negaba el derecho a tener un pasaporte.

 

La gente que ha venido a despedir a La Extemporánea se ve feliz. No han parado de gritar consignas. Una mujer les dice repetidamente: “buen viaje compas, siembren muchas semillas de rebeldía”. Los y las integrantes del Comando Palomitas van tomados de una mano de sus padres o madres y con la otra se van despidiendo de quienes ahí estamos. Son muy carismáticos y llenos de alegría. Ese es sin duda uno de los más grandes logros del zapatismo: que las infancias ya no mueran de enfermedades curables, y que, en lugar de eso, las infancias rían, jueguen y viajen por el mundo contagiando su alegre rebeldía.

Por la tarde, el segundo bloque de La Extemporánea realizará la misma acción: subir a las camionetas, llegar al aeropuerto, formarse, comprobar que van vacunados y/o con PCR, documentar maletas, obtener pase de abordar, ingresar al aeropuerto. Todo es mucho más rápido: en menos de 40 minutos han hecho esto los más de 60 compas que van en este grupo. Hay alegría y jubilo entre quienes estamos despidiendo.

Por la noche de ese lunes 13 de septiembre, los rumores que circulaban en los grupos de WhatsApp comienzan a confirmarse. El grupo paramilitar ORCAO ha atacado nuevamente a las Bases de Apoyo Zapatistas en Chiapas. Como resultado del ataque, José Antonio Sánchez Juárez y Sebastián Núñez Pérez, ambos autoridades civiles autónomas de la Junta de Buen Gobierno (JBG) “Nuevo Amanecer en Resistencia y Rebeldía por la Vida y la Humanidad” con sede en la comunidad Patria Nueva, Caracol 10 “Floreciendo la Semilla Rebelde” permanecen desaparecidos. Los ataques de la ORCAO contra los pueblos zapatistas son constantes. Se ha denunciado en muchas ocasiones y se ha documentado también como es que este grupo utiliza recursos públicos para armarse y atacar a los zapatistas. La inacción de los gobiernos municipales, estatal y federal ante estos ataques rebasa la torpeza y evidencia la complicidad.

 

En Viena, a su llegada, el primer bloque de La Extemporánea es recibido por las organizaciones solidarias. Hay música, alegría, fiesta. Aquello que parecía imposible, la Travesía por la Vida, comienza a hacerse realidad… como de por si lo hacen los zapatistas. En su primer discurso, el Subcomandante Insurgente Moisés habla de la lucha por la vida, de la relación humano – naturaleza, de la necesidad de luchar en todos lados. Su planteamiento es poderoso y radical: “la destrucción de la naturaleza no es culpa de los ciudadanos, es culpa del capitalismo”.

 

En México y en Europa la noticia de la desaparición de José y Sebastián se expande. En respuesta, las redes de solidaridad y organismos de derechos humanos se pronuncian y sacan comunicados de condena al ataque y de exigencia de presentación con vida de los zapatistas. En Viena, La Extemporánea asiste a una movilización organizada por los colectivos de ese lugar frente al consulado de México. Los y las zapatistas en Austria exigen la presentación con vida de sus compañeros en México. En otros países de Europa se organizan manifestaciones con el mismo fin. La Travesía por la Vida – Capitulo Europa ha comenzado y como antes, los zapatistas saben que su apuesta por la vida será repelida por los poderosos con muerte. Así lo dijeron en la Cuarta Declaración de la Selva Lacandona en el lejano 1996: “Nuestra lucha es por la vida, y el mal gobierno oferta muerte como futuro”.

 

La Travesía por la Vida ha comenzado. Zapata cabalga de nuevo, pero ahora también lo hace en la Europa Insumisa. Su grito de Tierra y Libertad también se ha ampliado: ¡Tierra, Vida y Libertad!

Falta lo que falta.

 

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An immersive record – as it is characteristic of Raúl Romero, describing the challenging trajectory of La Extemporánea from San Cristóbal de las Casas to Vienna, Slumil K’Ajxemk’Op’s territory.

By Raúl Romero.

Wednesday, September 8.

The wind farms and PEMEX compounds urge us to go faster. We don’t want night to fall on that stretch of the highway in the state of Veracruz. On other journeys we have been witness to criminal and state violence in that area. At nightfall, on this stretch of road, the commercial bus lines decide to wait for other units and travel in a caravan to support each other. Memory kicks in: “if they throw a stone at our window, don’t stop,” I tell my companion who drives the van we are traveling in. He replies: “It is not so easy, it depends on the amount of damage.” We both know that this is one of the practices used by some criminal groups to force you to stop, and then rob and/or kidnap you.

These are the things that we in Mexico have had to learn in order to be able to travel in a “more secure” way.

I finish sending the agreed message, at the agreed time, to the group monitoring us in Mexico City. I look up and a group of about ten people of African descent walks along the road. They are traveling with very few belongings and bottles of water, part of the migrant caravans that cross Mexico to reach the United States. The scene becomes commonplace. I try to keep count, but there are so many groups we encounter along the way that I have forgotten how many we have counted.

Photographs courtesy of Francisco Lion for CaminoAlAndar.

We arrive at our destination, San Cristobal de las Casas, Chiapas, at 8:30 pm. A couple of comrades are waiting for us.

We have a brief conversation, catch up. Hugs will be for another time: mouth covers, gel and disinfectant spray accompany our meeting. It’s time to rest. We have been on the road for more than 13 hours. We get settled in the space that we have been lent in solidarity to spend those two nights. In the early hours of the morning, I hear notifications of messages on my cell phone. I hear them in the distance, while dreaming.

Photographs courtesy of Francisco Lion for CaminoAlAndar.

The next day when I wake up I finally consult the phone.

“Don’t go out, there is turmoil in the village.”

“How are you? Don’t go near the north of Jovel.” These are some of the messages I read.

According to the Fray Bartolomé de las Casas Human Rights Center, the night witnessed confrontations between criminal groups in the northern area of the city of San Cristóbal de Las Casas, near the community known as Molino los Arcos.

The situation is serious: people assassinated, houses burned, terror. In Chiapas this scene has also become common: paramilitary and organized crime groups carry out constant attacks against rural and urban populations.

The municipal and state governments do not seem to be concerned about stopping this situation; on the contrary, they guarantee impunity and free mobility to these groups. The interventions of the federal government are also insufficient, or complacent depending on how you want to see it. Chiapas is a powder-keg. Its governor, Rutilio Escandón, “is kept in the government with pins” and through agreements with other power constituencies.

Photographs courtesy of Francisco Lion for CaminoAlAndar.

On Thursday the 9th, the entire day consisted of preparations and informal meetings with compañeros and compañeras from other organizations. In the morning we went to the Center of Autonomous Resistance and Zapatista Rebellion Caracol Jacinto Canek, a Zapatista caracol in the heart of San Cristóbal de las Casas. We signed up on a list and announced that we would accompany the caravan. The next day La Extemporánea, the Zapatista airborne delegation will leave for Mexico City, where they will stay for a few days and then fly to Vienna, Austria. Outside the Caracol remain people of solidarity, comrades, filmmakers, independent journalists. We share information and tips for the trip.

In the afternoon of the same Thursday we attended a seminar held by some collectives of the region. The predominant theme of the interventions was the attacks that occurred in the early hours of the morning.

They talk about organized crime, corruption, dispossession, resistance, the struggle for life, the role of women, the objective of the intensification of the war in Chiapas, the situation of terror. There is fear and uncertainty.

An older man takes the floor and maps the links between local governments and organized crime.

He concludes: “we have to ask our allies in Mexico City to help us communicate what is happening in Chiapas. If we write it, they will kill us.”

Photographs courtesy of Francisco Lion for CaminoAlAndar.

Night falls again, a reminder that we must hurry.

We distribute the tasks between the three: buy food, water, put gas in the car. My travel partners go together, and I walk through the center of San Cristobal. I adjust my mask, dodging tourists and moving away from where I see the highest concentration of people. It seems that for the hundreds of visitors the pandemic is over: they go without masks, or healthy distance, or any other measure. I meet up with three comrades who live in town, friends of many years. We find a corner and quickly catch up. Jokingly I tell them, “the pandemic is over here, isn’t it?”. Their response is similar to what I have read in the press or heard from others: “The health measures here are a disaster. Listen to what the health workers say… In the protests against AMLO a few weeks ago there were not only the compas of the CNTE, there were also women and men doctors and nurses. Many people died in the communities who were not included in the COVID statistics.”

On Friday, September 10, very early, at 6:00 am, we arrived again at the Caracol Jacinto Canek. The Extemporánea has already boarded the four trucks that will take them to Mexico City. Also on the trucks are the Comando Palomitas, the group of boys and girls who have a special mission on the trip: to play. Also on board is Después de los 17. (The Ixchel-Ramona Militia Section). A total of 177 people make up La Extemporánea. At the head of the delegation is the spokesman of the EZLN, Subcomandante Insurgente Moisés, who is also the coordinator of La Travesía por la Vida – European Chapter.

The Extemporaneous is the second Zapatista delegation to travel to Europe this year. Just last May, Squadron 421, the Zapatista maritime delegation, composed of Lupita, Carolina, Ximena, Yuli, Bernal, Felipe and Marijose, left on the ship La Montaña for Europe. After several weeks at sea, in June 2021, Squadron 421 arrived at its destination, which it renamed SLUMIL K’AJXEMK’OP, which means “Rebellious Land”, or “Land that does not surrender, that does not yield”. During its stay in Insubordinate Europe, Squadron 421 met with different organizations. It also led the historic mobilization of August 13, 2021 in Madrid under the slogan: They did not conquer us.

The caravan of vehicles is formed and begins to take its course. A filmmaker runs alongside us with his camera in hand. From the truck in front of us, half of the body of another documentary filmmaker comes out of the window: camera in hand, making funny contortions to get better shots. They both want to record this historic moment.

Several cars break away from the caravan before leaving San Cristobal de las Casas. From there we will be four trucks, five vans and one car that will make the trip.

We have already identified ourselves and we know who should go where. In Tuxtla Gutiérrez we notice that a local police patrol is following us. They take pictures of us. They speed up and get between the cars of the caravan. The same scene will be repeated in Tabasco, Veracruz, Puebla and the State of Mexico: state police patrols passing us, taking photos, closing the road.

Something similar happens with the patrols of the National Guard and the National Migration Institute. These two groups stop us on at least three occasions. The treatment is cold, aggressive. In one of the stops the situation becomes more tense than in the previous ones. Migration and the National Guard stop us at the same time. They want the compas to get out of the trucks. The human rights observers accompanying us argue the right to free transit. Migration insists. All of us accompanying the caravan surround the agents. Some of us turn on our cell phone cameras and start recording. A colleague begins to transmit live via Facebook. The agents look surprised, they don’t expect that kind of reaction. They let us go. We get back on the road.

Photographs courtesy of Francisco Lion for CaminoAlAndar.

On two separate occasions we stop for food. The Zapatista delegation is well prepared: bananas, water, tortas. They organize themselves to distribute them. Everyone always wears masks and safety face shields.

Photographs courtesy of Francisco Lion for CaminoAlAndar.

16 hours after leaving the Caracol Jacinto Canek we arrived at our destination: Carmona y Valle no. 32 in Mexico City. The location shows off the murals and ribbons that a brigade of artists had painted a few weeks earlier. Other Zapatista sympathizers have attended the reception. The large contingent from the Otomí Community residing in Mexico City stands out. The arrival is, like the departure, quick and orderly.

The Extemporaneous has arrived safely at its first destination. It is time to rest.

Photographs courtesy of Francisco Lion for CaminoAlAndar.

Published originally in Mexican-Castillian language by Camino al Andar. Part one of two, the second part to be published tomorrow.

Chronicle by Raúl Romero, photographs by Francisco Lion.

Translation by taller ahuehuete.

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